Chaque 21 juin c’est la même musique.

Sortir, boire de l’alcool fort dans des bouteilles de soda, déambuler, croiser des hippies qui ont affuté leur djembé pour l’occasion, se dire que la musique est mauvaise. Célébrer chaque année cette initiative de gauche, dans un pays qui nous oblige à appréhender le 4ème art avec d’horribles cours de flûte à l’adolescence. Dans le bistrot du coin, on a sorti les amplis et les amateurs se succèdent.

Au milieu de la foule des jeunes sous influences, un visage, celui de la maladie. L’homme a la cinquantaine, il est venu seul avec son cancer de la gorge. Il danse, sautille, se déchaine sur une batterie imaginaire. Il parle aux gens, comme si ils étaient de vieux amis à lui. Mon pote me convainc de siroter un porto avec lui, nous regardons le spectacle d’un air amusé : ” C’est pas mal l’histoire de ce mec pour un billet “.

Bonne dernière Fête de la Musique.

Sullivan.