A l’occasion de l’opération Made in Mode du 6 au 30 Avril aux Galeries Lafayette 4 marques de l’incubateur lillois Maison de mode sont à l’honneur aux Galeries Lille: Sarah Sumfleth, Gold Kalaa, House of Vice et L’Herbe Rouge.

Quoi de mieux pour nous de vous présenter cette dernière. L’Herbe Rouge est une marque qui monte, une de celle qui communique un vrai message. Elle véhicule de réelles convictions éco-responsable, tant dans le développement produit que dans la logistique.

Vous commencez à bien nous connaître et donc vous ne vous étonnerez pas qu’une telle marque nous intéresse. Nous avons eu la chance de pouvoir interviewer Arielle Levy, chargée du développement au sein de l’Herbe Rouge.

Pouvez-vous présenter la marque, le projet qu’elle véhicule ?

Arielle Levy : L’Herbe Rouge est une marque qui propose un nouveau point de vue sur la mode. L’Herbe Rouge poursuit un credo : inventer une nouvelle façon de créer, produire, vendre et porter les vêtements. Notre volonté est d’instaurer un art de vivre autour du design et du développement durable plaçant la qualité et le consommateur au centre de nos préoccupations.

Souvent le problème quand on veut responsabiliser ses achats c’est le prix. Il est compliqué de trouver de beaux produits, de qualité, fruits d’une vraie démarche responsable. Qu’en est il pour vous ?

A.L : Notre art de vivre répond non seulement à une volonté : contribuer à rééquilibrer les rapports entre producteurs et consommateurs mais se fixe un objectif : rendre cette “autre mode” accessible sans retirer à sa qualité. C’est en portant un regard neuf que l’on fait bouger les lignes.

Avec tout ce que l’on entend du côté des politiques, le mouvement Made in France vous en pensez quoi ?

A.L : Nous sommes avant tout des entrepreneurs, cela fait 20 ans que nous avons vu des emplois et du savoir faire être détruits en France et dans le Nord.  La situation n’est pas nouvelle. Notre volonté est de recréer directement ou indirectement de l’emploi. Nous n’avons pas attendu le retour au Made in France pour suivre une ligne de conduite : c’est en créant de l’emploi proche de soi (nous sommes sur un axe France Europe Afrique) que l’on créera de la consommation. Notre démarche intègre bien sûr le made in France.  Notre cohérence et notre légitimité proviennent de notre implication dans  l’éco innovation et la recherche des matières de qualité que nous identifions selon leur lieu de culture. Savoir faire et qualité des matières sont pour nous  indissociables.

Parlons plus de la collection. Quelles ont été vos influences pour dessiner S12 ?

A.L : Nous voulons proposer une mode qui concilie design, confort, bien être et multifonctionnalité. La mode, c’est répondre aux modes de consommations de consommateurs des quatre coins du monde. Les matières phares sont le lin bio, le coton bio, le denim bio et le tencel.  Nos formes sont pures et raffinées, les couleurs fraiches et portables. Les vêtements peuvent se porter dans tous les moments de la journée. Un même vêtement peut parfois se porter devant derrière, en tunique ou en robe. Notre vestiaire est global et mixte. Nous  proposons des modes d’emploi mais c’est le consommateur qui donne vie au vêtement et lui impose un style. Notre mode est à la fois intemporelle et novatrice s’adresse à une clientèle transgénérationelle. C’est une mode pointue mais accessible au plus grand nombre.

Votre collection se construit de quelle manière ? Cherchez vous à développer de nouveaux matériaux écologiques avant de concevoir vos produits ?

A.L : L’éco innovation est notre fer de lance. Nous travaillons sur un design qui permet de consommer mieux et moins le vêtement et ce qui le compose. Innovation dans les matières et les procédés (ex fibres régénérées, teinture au vin) se conjugue avec détournement des matières (matières qui peuvent se travailler à l’endroit et l’envers), association (manière de porter le vêtement, faux semblant sur une robe et un top qui ressemble à une robe), bien être (thermoregulation, antibactérien, douceur…).

Vous vous concentrez aujourd’hui sur le textile. Demain la collection s’étoffera t-elle avec des accessoires ?

A.L : Nous pensons avant tout art de vivre et notre plateforme créative est transversale et fait intervenir des artistes de premier plan  dans l’art moderne issus de l’art graphique, de la photographie et du design. C’est tout l’univers autour du vêtement et de notre quotidien qui nous intéresse. Des accessoires multifonctionnels vont en effet voir le jour mais également des objets et bien d’autres projets dans les cartons. Nous ne brulons pas les étapes mais l’art moderne nous inspire et le consommateur nous guide.

La marque en trois mots ?

A.L : « UNE AUTRE MODE EST POSSIBLE »

Merci à Arielle pour avoir pris le temps de répondre à nos questions!