Je vous avez prévenu de la participation de mon colloc’ dans ce projet, voilà donc son billet d’humeur !
“Et bien, puisque nous évoluons dans ce blog dans l’univers de la superficialité et de l’apparence et que mes connaissances en maquillage ne sont pas très importantes, j’aimerais vous parler cette semaine du coiffeur. Oui car nous allons tous chez le coiffeur, même les plus hippies d’entre nous.
Commençons par un fait : n’êtes vous pas rempli d’espoir et de bonheur en franchissant la porte d’un atelier de coiffure? (soit dit en passant que le nom de l’enseigne est souvent issue d’une créativité exacerbée: créa’tiff, imagina’tiff,  alt ‘hair égo…. ).
En effet la perspective de sortir sublimé et embelli est assez érotique.
Mais la réalité est autre quand vous assistez à la lente agonie de vos espoirs esthétiques, petit à petit les cliquetis répétitifs vous éloignent un peu plus de votre idéal télévisuel. Oui j’ai souvent les larmes aux yeux en sortant de chez le coiffeur, comment peut-on aussi facilement enlaidir quelqu’un?
Le trajet jusqu’à mon véhicule est souvent un calvaire, tous ces gens m’observent et je ressens la pitié que je leur inspire. Une fois dans ma voiture j’entrouvre dans un dernier geste d’espoir le miroir du pare-soleil mais la réalité m’éclabousse : oui cette coupe est horrible : trop court, gonflé, lissé… ce n’est pas romancé, moi homme superficiel, j’ai les larmes aux yeux en sortant de mon bourreau esthétique.
Mieux vaut être solidement ancré dans une relation car vous pourrez dire non à toute tentative de rapprochement avec le sexe opposé, sans parler de votre gêne lorsque vous franchirez les portes de votre bureau ou de l’amphithéâtre.
Vous devrez supporter sans broncher les sourires en coin ou les moqueries directes, humiliantes, méchantes de votre entourage le plus proche (le créateur de ce blog se reconnaîtra…).
Le pire est que vous avez payé pour dire non à toute vie sociale pendant minimum 1 mois (à raison d’un centimètre par mois). Oui vous avez payez et souvent cher… les tarifs de certains salons permettraient à une famille malgache de vivre confortablement pendant plusieurs mois (démagogie quand tu nous tiens).
Mais alors d’où provient le fossé qui sépare notre demande du résultat final ? Pour moi il provient d’un problème de communication et de formation. Car oui, je crois qu’un CAP est un diplôme insuffisant pour exercer une profession avec autant de responsabilité car oui notre apparence est entre leurs mains. C’est pourquoi le gouvernement devrait prendre les choses en main et réformer ce métier en imposant un niveau bac plus 3 à la profession.
Voici ma théorie misanthrope sur le monde capillaire.”
Guillaume Rouan.