Miki Dora, icône rebelle et anti héro de la Californie des années 50, exilé sur la côte basque au milieu des années 70, classait les surfeurs de Malibu en 4 genres: les kooks, les punks, les freaks et les dedicated nothing.

La boucle est bouclée. C’est cette subculture qui a nourri l’univers des 4 membres du groupe, formé en 2010, et qui évolue autour de Biarritz.

Un son brut, une énergie contagieuse… Ca sent la côte Basque, les embruns, les virées en Ford Falcon Wagon, mais pas que.

Quelque part entre post punk / néo rock / indie / garage / new wave / übercool / t’enveuxencore, The Dedicated Nothing puise son inspiration du coté de New York et Londres. Des influences urbaines, donc.

 

On se retrouve dans leur ADN, on chemine dans le même univers “cross culturel”. On a donc voulu les connaître un peu mieux, à travers un entretien.

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POV / Comment est né The Dedicated Nothing ?

The Dedicated Nothing / On avait depuis un moment envie de monter ensemble un projet musical en phase avec nos influences et nos états d’esprit du moment. On a tous des parcours et expériences dans la musique assez différents mais on s’est trouvés très vite dans une espèce d’alchimie évidente et une spontanéité qui nous a bluffée. On a commencé à sortir des morceaux qui se tenaient, où chacun trouvait sa place et sa touche.

C’est un showcase privé de 6 morceaux tout frais, autour d’une 50aine de personnes qui nous a décidé à aller plus loin ; on a eu la chance de séduire les boss du label Drop In et envisager un passage en studio.

POV / “Sur la plage, sur le sable, je recherche des sensations” …La côte ouest française semble se réveiller ! Qu’est ce qui caractérise l’industrie du disque sur la côte Basque ? Comment se développe et évolue sa scène musicale ?

DN / La Côte Basque est en train de redynamiser son patrimoine musical et on a vraiment l’impression que Biarritz suscite un intérêt « musical » depuis quelques temps ! La femme a d’ailleurs clairement accéléré l’intérêt suscité par Biarritz et la Côte Basque.

Les artistes en développement profitent de l’énergie que génèrent les 2 beaux festivals de l’été (Roxy Jam et Big Festival) et le dynamisme des structures locales, notamment la salle de L’Atabal à Biarritz avec son nouveau directeur de la programmation, François Maton, et notre label Drop In, fraîchement installé sur les hauteurs de Guéthary !

POV / Le live est plus important que les enregistrements, pour vous ?

DN / Ce sont des moments et des énergies complètement différents mais les 2, absolument addictifs pour nous. Après l’enregistrement de l’EP, on a passé pas mal de temps à bosser notre set, seuls en studio ; on a maintenant besoin et envie de faire du live, pour donner vie au projet et pour lequel on a l’impression de toujours plus se livrer !

POV / Chanter en anglais, ça a toujours été une évidence ? Est ce que vous voulez vous exporter ?

DN / Greg (le chanteur) a vécu à l’étranger jusqu’à 16 ans et il a d’abord appris à parler anglais avant même français ; du coup, on ne s’est jamais vraiment posé la question. Sans la prétention de vouloir s’exporter, c’est plus nos influences et la musique dans laquelle on baigne depuis ados qui en ont fait une évidence !

POV / Quelles sont vos sources d’inspiration, d’où proviennent vos influences à chacun ?

DN / Un peu comme notre complémentarité au sein du groupe, nos influences perso proviennent parfois d’univers assez éloignés mais qui au fond, matchent très bien. Nos adolescences ont été bercées par Nirvana, Oasis ou Radiohead mais les sources d’inspirations principales qui définissent l’univers de ce projet vont de Joy Division, The Smiths, Sonic Youth à plus récemment The Maccabees, Interpol, The Strokes ou Arctic Monkeys.

POV / “Running Away” est le seul morceau disponible à l’écoute avant la sortie de votre premier EP 4 titres, prévu à la rentrée. Vous en êtes où sur sa composition ?

DN / La composition de l’EP et des 10 autres morceaux de notre album est achevée depuis le mois de mars ; nous finalisons en ce moment le mix de l’EP pour la sortie au mois d’octobre.

POV / Vous passez bientôt au Citadium de Paris Beaubourg, puis à Biarritz au Festival Roxy Pro. Comment vous voyez la suite ?

DN / On a quelques dates cet été puis on repart en studio pour enregistrer notre album au mois de septembre. Pour la sortie de l’EP on a une série de concerts entre Paris et Province (Bordeaux, Toulouse, Biarritz…).

 

COMPOSITION DU GROUPE : GREG (LEAD VOCAL & GUITAR), CLEMENT (GUITAR & BACK VOCAL), MATHIEU (BASS & BACK VOCAL), FRANCK (DRUMS).


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En attendant la sortie, plusieurs scènes prévues dans les mois à venir, notamment :

Paris – Citadium Beaubourg // 21 juin (avec La Femme & 1995)

Biarritz – concert sur plage à l’occasion du Festival Roxy Pro // 10 au 14 juillet (avec The Shoes & SingTank)