Ils tournent un EP depuis 2011 un peu partout. Ici et là. Une chose est sûre. Ils font leur bonhomme de chemin avec leur musique pop, leurs clips comme on les aime. La french mania bat son plein dans l’hexagone. L’album sort le 24 Septembre prochain, Mafia Douce. Oui, nous vous présentons Pendentif. Ce groupe bordelais qui fait partie de cette génération des petits Indé qui font bouger les choses dans le bon sens.

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POV/ Hello, la forme ? Que faites vous de beau ?

Ouais super !

On revient de vacances la Corse, la Bretagne, les Landes.On vient de tourner le clip de notre prochain single « God save la France » sur un bateau à Hendaye à la frontière espagnole. Une résidence en Charentes Maritime pour peaufiner le live. Et on a joué en Corrèze ce weekend. Donc un bon ptit tour de France avant d’attaquer la rentrée.

POV/ C’est un peu chiant mais  pouvez vous présenter rapidement ? Racontez-nous comment l’aventure a commencé et le chemin parcouru depuis.

Une fille et quatre garçons. Cindy/chant, Ariel/clavier, Mathieu/basse, Jo/batterie, Benoit/guitare.
 On faisait partie de la même bande d’amis avec qui on partageait des soirées et des virées à la plage. Les garçons composaient des titres dans leurs home studios respectifs et ils ont proposé à Cindy de venir chanter sur ces ébauches. C’est sa voix qui a révélé l’univers du groupe et la direction dans laquelle nous voulions partir. On existe depuis 2010, on fait une centaine de concerts, sorti 2 maxis et 2 clips et on s’apprete à sortir notre 1er album, le 24 septembre.

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POV/ Désolé mais ça nous démange… Pourquoi Pendentif ? Nom grigri pour porter chance au groupe ou pari de comptoir?

C’est le nom de la première chanson qu’on a composé. C’est un objet masculin souvent porté par des filles, il symbolise bien la mixité du groupe, et il donne de la force.

POV/ Les petits provinciaux ont la cote en ce moment. Granville, La Femme, Bantam Lyons… Pour ne citer qu’eux… Pur hasard ou réel  mouvement à l’encontre du “Paris centrique” ?

Rien à l’encontre de Paris, mais aujourd’hui, avec les nouveaux médias et les réseaux sociaux, c’est plus facile de diffuser sa musique, et de présenter l’univers visuel de son projet, donc on pas besoin d’être à Paris pour lancer notre groupe. En province, on fait notre musique dans de bonne condition, les salles de répètes sont pas chères notament à Bordeaux où on répète dans les caves. Ce qui nous plait le plus dans tout ça, c’est l’ébullition créative, le plaisir, le fun sur la carte de France.

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POV/ Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée depuis la création du groupe ? Quel est votre meilleur souvenir ?

La première fois que le public est monté avec nous sur scène au Saint des Seins à Toulouse.

POV/ Et le pire ?

Pas vraiment de pire souvenir, le dernier truc un peu flippant qui nous est arrivé c’est en Russie. On s’est pointé à une soirée pharma à l’hôtel et Ariel avait hyper la côte car il est black et qu’en Russie c’est super rare. A peine arrivées les filles se sont précipités sur lui pour lui rouler des pelles. Du coup on s’est dit que c’était cool et on a taxé une bouteille. Voyant ça un gros videur nous est tombé dessus et on s’est tous fait tous virer à grands coups de pied dans le cul. Mignon ?

POV/ Quelles sont vos influences musicales, culturelles ? quels sont les personnes qui vous ont marquées ou influencées ?

On adore la pop sexy et aérienne de Serge Gainsbourg, Michel Polnareff à Sébastien Tellier pour la France, il faut qu’il y ait de la séduction, du flirt. On retrouve ça chez des artistes comme Prince, Toro y moi ou Metronomy qu’on aime aussi beaucoup, c’est ce mélange entre la poésie, le cinéma français et la musique élégante et dansante anglo-saxonne qui nous influence. On aime les films comme “Un monde sans pitié” d’Eric Rochand, un mec sans boulot qui recherche son idéal féminin, dans un monde où semble t-il, l’amour est la dernière aventure.

La fraicheur insolente des films de Jacques Rozier des histoires simples à la dérive : une villa, trois filles, un garçon, la plage, un peu fumiste et funambule. Ou encore L’été meurtrier, Japrisot /Becker, la sensualité troublante d’Adjani qui séduit souchon pour se venger.

On essaie de faire une musique sophistiquée et en même temps très accessible, il faut que ça se chante, ça se danse et que ça parle au cœur et au corps. On cherche à produire un son lumineux, aérien, immédiat et romantique. Il y a le coté chill, surf, plage et soleil de nos débuts, mais aussi cette funk froide façon 80’s qui caractérise nos derniers morceaux.

POV/ Comment composez-vous les morceaux ?  Ya t’il une ligne directrice dans vos compositions ?

On compose d’abord la musique ou tout du moins l’ambiance générale, c’est elle (la suite d’accords, le tempo) qui vont guider les mots, on cherche la beauté musicale avant tout. On shoote de manière instinctive en yaourt franglais, on cherche les bonnes mélodies avec les mots qui sonnent, qui claquent au niveau des pas, on a plein de carnets avec des bouts de phrases des mots, des images et on pioche là dedans. Les sujets des chansons ne sont pas prédéterminés c’est ce premier jet, qui va déterminer la trame le propos de la chanson.On essaie d’écrire de manière simple sans trop de figure de style, de jeu de mot, faut que ça sonne que ça groove, ça doit couler, paraitre simple et spontané. On veut que le texte n’impose rien, il laisse le choix à l’auditeur.

POV/ Même question pour vos clips. On les trouve léchés comme il le faut, ils inscrivent un vrai univers, notamment Embrasse-moi.

Nos 2 premiers clips ont été faits de manière artisanale, avec un réalisateur qui s ‘appelle Steven Monteau, pas de technicien, juste lui , nous et un 5D. Embrasse moi à été réalisé dans le bureau de notre tourneur avec un drap noir de 2X2m. C’est Cindy qui a crée les chorés et les actions sur le moment à l’arrache. On y retrouve ce que l’on aime c’est à dire la spontanéité, le groove et de la sensualité et de belles images. Steven a repassé les images dans un vieux lecteur VHS pour avoir ce grain 90’s. C’est cool de se retrouver sur M6 ou W9 avec un clip fait à la maison et avec peu de moyen. Pour le prochain que l’on vient de finir y a eu un peu plus de moyen car on avait surtout besoin de bosser vite. Mais on reprépare un nouveau clip à notre sauce avec Steven sur un morceau de 6 mn qui s’appelle « Boulevard du crépuscule ».

POV/ Le lancement de Mafia Douce arrive. Cela commence à se bousculer pour vous? Quel est le programme des prochaines semaines?

Oui le mois de septembre est bien chargé en promo, pour le coup on va aller un peu à Paris héhé, On a une quinzaine de dates jusqu’en décembre un peu partout en France avec un ptit tour au quebec, à Londres et en Suisse. On fête la sorti de notre album le 18 octobre à Bordeaux lors d’un festival « French Pop » avec tout la scène française et notamment des amis comme Lafayette et J.Echenoz qui a réalisé le remix de Jerricane. Et on se fait la même à Paris le 14 nov à la Maroquinerie avec plein d’invités.

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POV/ Comment gérez-vous le succès? Groupies et drogues ?

On est surtout content car de plus en plus de monde chante et vient danser avec nous lors des concerts. Après l’album n’est pas encore sorti donc on a encore tout à prouver.Sinon on aime bien les filles et les garçons et on les encourage à venir nous voir et à se défoncer avec nous !

POV/ Un mot de la fin ?

En ce début de rentrée je dirai surtout: Ne travaillez pas trop et prenez du bon temps !!

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